Archives mensuelles : mai 2016

Le FLE pour migrants (2)

p 125

La méthode J’apprends le français présente quelques autres particularités que je résume ici, la première étant qu’elle est à la fois livre et cahier d’exercices. L’espace de chaque page est aussi conçu de manière à accueillir la traduction dans la langue de chacun et parfois la translittération.

Elle est constituée de 6 chapitres qui se composent de la manière suivante.

– Séquence orthographique et phonologique : les différentes graphies et les sons des voyelles et des voyelles nasales sont présentées et illustrées (voir un extrait de dessin ci-dessus).

– Séquence « Lisons ensemble ». Il s’agit d’une lecture de mots à voix haute. Le but est de s’entraîner à la lecture pour se familiariser avec le découpage syllabique et se mettre la langue « en bouche et dans l’oreille », afin de découvrir toutes les spécificités de la prononciation. Pour la pratiquer régulièrement avec les débutants, je remarque que c’est un rituel qu’ils apprécient et qui les rassure. Il ouvre le filtre phonologique de certaines personnes dont le système est très différent du français.

– La séquence vocabulaire présente une situation de communication ou une thématique simple à explorer à partir d’un environnement immédiat : la famille, la nationalité, la météo, le temps chronique…

– Chaque séquence de grammaire insiste sur les verbes être, avoir, aller et ceux du 1er groupe, en proposant des variantes d’exercices facilement transformables pour en créer de nouveaux.

– Une séquence est réservée au lexique vu au cours du chapitre et à enrichir : les apprenants sont invités à chercher une trentaine de mots dans un dictionnaire et à les traduire/transcrire dans leur langue.

– Séquence Suisse, Belgique, France :selon le pays d’accueil des élèves, ils trouvent dans ces pages des éléments socio-culturels qui les invitent aussi à parler de leur pays. Le chapitre 6 par exemple propose un panorama des principales religions pratiquées dans ces 3 pays. Ce sont des questions qui intéressent tant les étudiants que mes élèves de niveau A2 ont dernièrement passé 2 heures à discuter, échanger et à expliquer aux uns et aux autres leurs pratiques, avec passion mais aussi respect. Cela a aussi permis un débat sur la laïcité où chacun est ressorti grandi d’avoir pu s’exprimer et se faire entendre des autres. Le groupe en est devenu plus soudé.

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